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Domestic animals

LES ANIMAUX DE COMPAGNIE

De nombreuses personnes considèrent leurs animaux de compagnie comme des membres de la famille. Pourtant, le Québec ne jouit pas d’une bonne réputation en ce qui concerne le traitement des animaux de compagnie : la province aurait même le pire bulletin en cette matière au Canada. Pour cette raison, le Parti vert du Québec souhaite mettre en place des mesures de protection plus importantes envers les animaux de compagnie.

Le Parti vert considère notamment que les peines prévues au Code criminel pour la cruauté envers les animaux ne sont pas assez élevées. Nous croyons qu’il est immoral que les infractions prévues en cas de cruauté animale se retrouvent dans la partie du Code sur les « actes prohibés sur les biens ».

Les animaux de compagnie domestiques ou exotiques

Le programme du Parti vert comprend des mesures qui visent à :

  • Sensibiliser la population à l’importance de tenir compte des impératifs biologiques des animaux de compagnie.
  • Informer les gens sur leurs droits et leurs obligations envers les animaux de compagnie, prévus par l’article 5 de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal.
  • Inciter les propriétaires à stériliser leurs animaux de compagnie, afin de lutter contre l’abandon et la surpopulation des refuges. Nous souhaitons également augmenter la visibilité des cliniques de stérilisation des animaux de compagnie des personnes à faible revenu.
  • Rendre obligatoires l’identification et la vaccination des animaux de compagnie afin d’assurer la traçabilité et la santé de ces animaux. Nous désirons aussi augmenter la visibilité des associations qui assument ces frais pour les personnes qui manquent de ressources.
  • Interdire les élevages d’animaux de compagnie pour la vente à profit (par des particuliers, usines à chiots, etc.) et interdire la vente d’animaux dans les animaleries. Nous encourageons toutefois la mise en adoption dans les animaleries des animaux qui viennent de refuges ainsi que l’adoption responsable auprès de refuges éthiques.
  • Interdire l’enchaînement en permanence des chiens.
  • Lutter contre la discrimination des espèces animales (spécisme) tout en tenant compte de leurs différents besoins au sein des écosystèmes.
  • Lutter contre l’adoption du projet de loi 128 et le bannissement de race en proposant des solutions qui protègent la population : des activités de prévention de morsures auprès des jeunes dans les écoles et des formations axées sur le langage canin et l’éducation canine.
  • Agir contre la surpopulation de chats errants tout en réduisant le nombre d'euthanasies en encourageant la pratique du CRSM (capturer, stériliser, relâcher, maintenir).

Les interdictions de races

Le Parti Vert du Québec dénonce les lois visant l'interdiction de certaines races de chiens au Québec. Nous jugeons que ces règlements sont complètement illogiques, discriminatoires, inapplicables et qu'ils démontrent les profondes lacunes de la classe politique dans le dossier du droit des animaux et de la maltraitance animale. 

L'interdiction représente un pas dans la mauvaise direction puisque, comme ce fut démontré dans le cas montréalais, il existe de profondes lacunes à un simple bannissement de certaines races ou types de chiens, ce type d'interdiction spécifique ne fonctionnant tout simplement pas. En Ontario, suite à l'adoption d'une loi similaire, le nombre de personnes hospitalisées de morsures de chien a plutôt augmenté et au États-Unis dans une vingtaine d'États, ce type de règlements a été interdit, puisqu'il s'avère inefficace, coûteux et inapplicable.

Les races de chiens étant difficilement identifiables, même par les expert-e-s, sans oublier les croisements qui rendent la tâche d'autant plus ardue, il sera impossible d'appliquer la loi avec exactitude. Cette situation ouvre la porte à de nombreuses poursuites et contestations judiciaires, qui représenteront assurément un coût supplémentaire pour le Québec.

Il s'agit également d'une loi qui ne reçoit pas l'appui de la communauté scientifique; l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec et l’Association canadienne des médecins vétérinaires, entre autres, se sont déjà prononcés contre les législations visant certaines races.

Nous croyons que les comportements agressifs des animaux domestiques sont généralement, voire majoritairement, causés par les maîtres. Tous les chiens nécessitent un effort de socialisation et de dépense énergétique quotidien, autrement ils peuvent développer des comportements antisociaux, voire agressifs. C'est donc la responsabilité des propriétaires de se renseigner sur les besoins de leur chien et de mobiliser les efforts et les ressources nécessaires au bon développement de leur chien. Selon nous, il est impératif que le gouvernement sensibilise les propriétaires afin qu'ils-elles soient prêt-e-s à en prendre soin adéquatement et que leurs chiens, peu importe leurs races, ne développent pas de mauvais comportements.

Or, le plus grand risque qu'il faut souligner avec de tels règlements, est celui des milliers de chiens dans les refuges qui ne pourront plus se faire adopter et qui seront, par conséquent, euthanasiés. C'est là la grande tragédie de ce type de législation.

Les ressources mises dans l'interdiction auraient définitivement dû être utilisées ailleurs : rendre les cours de dressage obligatoires et abordables, la création d'une forme de permis pour posséder un chien ou encore l'accès à un service de stérilisation à faible coût. Ces solutions durables, qui non seulement permettraient une lutte efficace contre les chiens dangereux, mais également contre les gestes de maltraitances, ont déjà fait leurs preuves, notamment à Calgary.

Il est grand temps au Québec de responsabiliser les propriétaires. La faute ne devrait pas être mise sur l'animal, peu importe sa race, mais bien sur le maître.

Green Party of Québec