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La fin des gaz de schiste, vraiment?

Très récemment le ministre de l’Énergie, Pierre Moreau et la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon annonçaient que le gouvernement comptait "interdire les projets de fracturation hydraulique dans le schiste". Nous accueillons cette nouvelle avec colère et déception, puisque le gouvernement, non seulement fait fausse route, mais ne va pas assez loin. Ce n'est qu'une mesure visant à peindre le parti "à gauche" à la dernière minute avant les élections générale du 1er octobre prochain et surtout qui menace nos cours d'eau et nos lacs. 

Le gouvernement ne prend aucunement cette mesure dans une optique environnementale, il s'agit d'un simple calcul électoral puisque les ministres se disent ouvert-e-s à l'exploitation des gaz de schistes sans fracturation hydraulique, ce qui est complètement incohérent à la lutte aux changements climatiques.  

Pire encore, le gouvernement garde la porte grande ouverte à la fracturation pour extraire du pétrole ou du gaz naturel, le combat dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie devrait donc se poursuivre. D'ailleurs, aucune action n'est prise contre le projet Galt de la pétrolière Junex, qui menace l'eau potable de milliers de Québécois-es et les écosystèmes. Québec compte également aller de l'avant avec le projet Bourque qui nécessitera aussi l'usage de fracturation hydraulique. 

Si le gouvernement compte ne plus permettre la fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent, il va l’autoriser partout dans la province et même très prêt de zones naturelles protégées, la quasi-totalité des lacs et des rivières de la province seront ouverts aux projets d’exploration pétrolière et gazière.

La distance proposée entre les travaux et les résidences est complètement insuffisante et la cible est ratée, mais ajoutons que ces projets n'ont aucune accessibilité sociale. Peut importe la distance, ces projets demeurent dangereux et indésirables; le gouvernement n'a notamment aucune considération de la protection de l'eau potable et la santé des Québécois-es qui la consomment. 

« Comment le gouvernement Couillard peut-il affirmer lutter contre les changements climatiques, alors qu'ils va de l'avant avec plusieurs projets d'exploitation d'hydrocarbures douteux, alors que bon nombres d'études démontre le très faible potentiel pétrolier de la province. C'est incohérent. » a affirmé Alex Tyrrell, Chef du Parti Vert du Québec. 

Ces aventures pétrolières du gouvernement ont déjà coûtés plusieurs millions aux contribuables québécois-es et n'ont pratiquement rien rapporté, nous croyons que cet argent aurait été mieux investi dans nos transports en commun et dans la lutte aux changements climatiques. Pour respecter l'Accord de Paris, il est urgent de tourner le dos aux énergie du passé, qui sont en déclin continue.

Pour le Parti Vert du Québec, le gouvernement Couillard prend cette décision à un moment ou le parti tente de se présenter comme une formation progressiste, l'arrivée d'Alexandre Taillefer symbolise bien cela. Or, ne soyons pas dupe, il ne s'agit que d'une stratégie politique, un simple calcul d'un parti qui n'a jamais pris et ne prendra jamais au sérieux la lutte aux changements climatiques. 

Green Party of Québec